الأربعاء، 24 أغسطس 2016

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Samsung Galaxy Note 7 : prise en main d'une phablette séduisante

Un scanner d'iris bluffant

Ce n'était plus vraiment une surprise tant les fuites ont été nombreuses et précises : le Galaxy Note 7 vient bien d'être officialisé par Samsung. Le constructeur coréen saute donc bien une version pour aligner le numéro sur celui des S7 et confirme que cette fois, le mobile sera bien disponible en Europe.

Samsung écoute ses consommateurs, ou peut-être son porte-monnaie. Quoi qu'il en soit, après avoir privé le Note 5 l'année dernière d'une commercialisation européenne, le constructeur revient cette année avec un Note 7 en très grande forme. Au-delà de l'alignement symbolique sur le chiffre 7, l'entreprise coréenne renoue avec ce qui avait fait le succès de sa lignée grand format, c'est-à-dire des caractéristiques haut de gamme qui n'ont pas peur de se démarquer un peu de la lignée des S. Les nombreuses rumeurs avaient vu juste : la fiche technique correspond point par point à celle que l'on attendait.

Design connu et grand écran

On a donc affaire à un téléphone imposant : le nouveau Note arbore une diagonale d'écran de 5,7 pouces (14,4 cm) — à peine quelques millimètres de plus que le Galaxy S7 Edge et ses 5,5 pouces (13,9 cm) de diagonale. Pour comparaison, "l'immense" premier Galaxy Note pointait à 5,3 pouces, à peine un demi-centimètre de plus que l'actuel Galaxy S7. Le Note 7 affiche une définition de 2 560 x 1 440 px, ce qui lui assure un généreux taux de 515 pixels par pouce, parfaitement taillé pour la réalité virtuelle ; c'est chose heureuse, puisque Samsung a également présenté un Gear VR compatible avec le mobile et son port USB C.

À noter également : l'écran du Note 7 sera HDR, détail appréciable même si les contenus ne sont pas encore légion. De plus, il bénéficie de la  fonction "Always on" que l'on retrouve sur le S7. Sans surprise, l'écran nous a paru parfaitement calibré dès lors que nous avons opté pour le mode d'affichage "basique". Samsung a trouvé la recette pour ses écrans de mobiles. Comme les rumeurs le laissaient voir, il est bien légèrement incurvé sur les bords, façon edge — cela prête toujours un profil élégant à l'ensemble, mais reste en pratique assez gadget à notre goût.

Le Galaxy Note 7 hérite du même design et des mêmes qualités de finitions que le S7 
Question design d'ailleurs, le Note 7 reprend dans les grandes lignes les traits du Galaxy S7. On retrouve le dos en verre légèrement courbé sur les côtés, qui donne une symétrie au profil, et le léger embonpoint permettant de "fondre" un peu mieux le capteur photo dans le corps du smartphone.

Les amateurs de mobile grande taille seront heureux de voir que Samsung a prêté la même attention aux détails et aux finitions sur ce mobile que sur ses derniers haut de gamme. Le Note 7 est indéniablement massif (153,5 x 73,9 x 7,9 mm), mais son poids de 168 g est adéquatement réparti et l'ensemble dégage une agréable impression de luxe. Le téléphone est un plaisir à manier et respire le sérieux. Seul petit tracas, le dos en verre accroche les traces de doigts très facilement.

La photo, seul (micro) bémol ?

Lors de notre rapide prise en main, la partie photo de l'appareil a su nous impressionner grâce à la vitesse d'exécution et de capture. Malheureusement, les résultats semblent un peu en deçà de ce à quoi nous nous attendions. Nous avons effectivement noté une tendance assez agressive à surcontraster et surdécouper les clichés en post-traitement. Cela donne l'impression que les détails sont riches, mais dénature un peu la scène au global. Toutefois, soyons honnête, les photos restent excellentes, mais Samsung avait placé la barre très haut avec le S7 : nous nous attendions à une qualité équivalente sur son autre mobile haut de gamme.

Rien ne dit par contre que d'ici à sa commercialisation, le tir ne soit pas corrigé, le problème étant probablement largement dû au logiciel.
Le Galaxy Note 7 tourne comme une horloge et apporte quelques nouveautés à Touchwizz 
Enfin, que serait un Note sans son S-Pen ? L'accessoire qui accompagne la phablette de Samsung cette année n'a pas foncièrement changé ; les boutons sur le stylet sont toujours de la partie, et, comme sur le Note 5, l'accessoire se sort de son fourreau d'une pression sur l'extrémité. Le stylet dispose de 4 096 points de pression et, véritable nouveauté, il est étanche, comme le terminal (certifié IP68).

Si cela peut paraître gadget, Samsung est parvenu à faire en sorte que la saisie au stylet ne soit pas perturbée par des gouttes d'eau, que ce soit sur l'écran ou le stylet : un petit exploit, tant ces mobiles "waterproof" ne répondent habituellement plus de rien dès que trois gouttes d'eau viennent perturber la saisie tactile. On aurait simplement aimé que la saisie au doigt profite d'une telle optimisation.
Côté logiciel, le constructeur garde son interface Touchwizz en y apportant quelques menues différences esthétiques — rien qui ne perdra les habitués. Le mobile arrivera avec Android 6.0.1, mais l'on espère qu'il sera vite mis à jour vers Android 7.0 (Nougat). Globalement, le téléphone tourne comme une horloge, ce qui n'est pas étonnant puisque le mobile embarque la même puce mobile Exynos Octa 8 8890 que le Galaxy S7.

Le S-Pen gagne quelques fonctionnalités, notamment la possibilité de surligner un mot pour le traduire dans sa langue natale, zoomer sur les photos, créer des gis animés à partir de vidéos ou encore réduire une application dans une petite fenêtre dans le coin du mobile (façon image dans l'image) afin de pouvoir rapidement passer entre deux applications actives simultanément.

Scanner d'iris

Le scanner d'iris parvient à se hisser du rang de gadget à celui de fonctionnalité utile
Mais la fonctionnalité la plus bluffante reste probablement le scanner d'iris. Si l'idée n'est pas entièrement nouvelle, puisque le Lumia 950 XL avait déjà tenté l'expérience avec plus ou moins de brio, l'efficacité de la solution sur le Note 7 est assez époustouflante. Pas besoin de tenir le mobile bien droit à une certaine distance de son visage : même à 45° et légèrement de biais, le mobile se déverrouille en une fraction de seconde. Ce qui aurait pu être un simple gadget parvient à se hisser au rang de fonctionnalité réellement utile.

Seule l'implémentation pèche un peu puisqu'il est nécessaire de "réveiller le mobile" dans un premier temps puis de balayer l'écran pour invoquer le déverrouillage via iris. Une reconnaissance immédiatement après avoir allumé l'écran ferait gagner quelques précieuses secondes. Le déverrouillage par le lecteur d'empreintes reste de fait un peu plus rapide.

Disponibilité début septembre

Le Note 7 se profile donc comme une belle cuvée de retour pour les Européens. En intégrant le savoir-faire des Galaxy et quelques nouveautés propres, Samsung semble avoir accouché d'un très sympathique smartphone grand format.

Le mobile sera disponible en 3 couleurs — noir, argent, et bleu — et arrivera sur les étals à partir du 2 septembre. Les précommandes commenceront le 16 août et se verront accompagnées d'un Gear VR édition 2016 offert. On attend à un prix autour de 849 €, mais Samsung n'a pas encore précisé ce point.

Samsung Galaxy Gear, le concentré de gadgets

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  • Taille d'écran                                                                                                                
  • Type d'écran
  • Dimensions x x
  • Diamètre
  • Poids
  • Autonomie annoncée
Après moult rumeurs et peut-être une accélération de développement dans l'optique de couper l'herbe sous le pied d'une arrivée-hyptothétique-finalement-non-confirmée de Apple (iWatch ?) sur le marché de la montre connectée, Samsung s'est enfin lancé dans ce marché balbutiant avec une Galaxy Gear lancée en grandes pompes.

Soit une montre à écran tactile, connectivité Bluetooth à un smartphone orné d'un jeu d'applications via le Google Play Store.

Samsung Galaxy Gear

L'écran tactile en couleur de 1,63 pouce est de technologie AMOLED, comme sur les smartphones de la marque coréenne. Il affiche une définition de 320 x 320 pixels.
À l'intérieur de cette « montre », on trouve une puce mobile mono-cœur cadencée à 800 MHz et accompagnée d'une mémoire vive de 512 Mo et d'une capacité de stockage, non extensible, de 4 Go. Non autonome, la Galaxy Gear doit être connectée en Bluetooth à un smartphone Samsung Galaxy et l'interaction s'effectue en grande partie via l'application Gear Manager (téléchargeable sur le Google Play Store). Au lancement, la montre n'était compatible qu'avec le seul Galaxy Note 3. En quelques jours, Samsung a étendu la compatibilité aux Galaxy S4, Galaxy S3 et Galaxy Note 2 via mise à jour et devrait poursuivre cette expansion à d'autres produits de la marque.

Samsung Galaxy Gear

Dans le bracelet, on trouve un capteur photo-vidéo de 1,9 Mpx ainsi que le haut-parleur, fiché dans l'accroche.

La montre connectée Samsung Galaxy Gear est commercialisée au tarif indicatif de 299 euros. À noter qu'il existe des offres de remboursement, sur la montre seule ou en pack avec le Galaxy Note 3.

Samsung Galaxy Gear

Un peu de style industriel au poignet

Il existe un monde entre le style de la Galaxy Gear sur des visuels et son look une fois au poignet. Avant de pouvoir la manipuler, notre avis sur son allure tendait vers le négatif. En situation, il est plus mesuré. Le style industriel, avec le métal brossé et les vis apparentes, fait son petit effet et le bracelet ne fait pas toc.
Il existe 7 points d'accroche pour modifier la taille du bracelet. La manipulation est très simple et l'accroche est sûre.

Samsung Galaxy Gear

On regrette l'impossibilité de changer le bracelet, la raison principale étant bien entendu la présence, à l'intérieur, du capteur photo-vidéo et du haut-parleur. 
Autre point vraiment énervant, la recharge : la Galaxy Gear ne possède pas d'entrée micro-USB pour la recharge filaire ou de système sans fil par induction. Il s'agit plutôt d'une recharge filaire « hybride » puisqu'elle repose sur cinq connecteurs « pin » au dos du cadran et sur un accessoire (une sorte de dock) qui vient englober ledit cadran de la montre et qui possède, lui, un port micro-USB. Un système qui incarne l'anti-ergonomie au possible puisqu'il impose d'emporter avec soi, constamment, ce fameux accessoire pour circonvenir toute crise d'autonomie.

Un accéléromètre foufou

Les réglages de l'accéléromètre nous semblent particulièrement ratés. Premier constat, celui-ci n'est pas assez sensible lorsqu'il s'agit d'allumer l'écran avec un mouvement du poignet. Ce dernier doit être tout sauf naturel, largement amplifié, pour que l'utilisateur soit sûr à 100% de sortir l'écran de sa veille sans toucher au bouton latéral. Un petit coup d'œil rapide sur l'heure ou les notifications en tournant naturellement et subrepticement le poignet n'est pas possible, en somme.
Autre déraillement de l'accéléromètre : la gestion du podomètre. Basé sur les mouvements de la montre pour interpréter les déplacements de l'utilisateur, il affiche la plupart du temps des résultats « abracadabrantesques ». Un déplacement de moins de 3 km avec 70% de métro nous donne ainsi 5,1 km parcourus à pied. Belle prouesse. Mieux, lors de notre salon Factory, où les distances n'étaient pas faramineuses, la montre nous a indiqué plus de 10 km crapahutés entre les stands en moins de 4h...

Samsung Galaxy Gear

Univers applicatif famélique

Avec la Galaxy Gear viennent des applications, que l'on peut télécharger depuis le smartphone associé via l'application Gear Manager. Cette dernière permet également de paramétrer les accès des applications tierces, comme l'envoi de notifications pour l'application Twitter, ou l'envoi direct des photos prises par la montre dans le smartphone. Chaque application téléchargée dans Gear Manager se retrouve automatiquement dans la montre. L'interaction est excellente en termes de réactivité et de simplicité, mais malheureusement, il faut compter sur un nombre famélique d'applications et sur une poignée de fonctions intéressantes en fin de compte.

Samsung Galaxy Gear

Par ailleurs, la profondeur des applis est limitée. Pour Facebook, seules les notifications sont visibles, pour interagir plus avant, l'application classique se lance sur le smartphone. Pour Twitter, il est possible de voir son flux et de retweeter, mais pour répondre, il faut aussi passer par le smartphone. Dommage car la présence de SVoice, l'assistant vocal made in Samsung, dans la Galaxy Gear, pourrait donner lieu à une saisie vocale.

Téléphoner : la renaissance de K2000

Vous avez toujours voulu vous prendre pour Michael Knight qui appelle KITT avec sa montre dans K2000 ? Vous serez comblés avec la Galaxy Gear.

samsung galaxy gear knight

On passe un appel en demandant à SVoice ou en composant un numéro sur le cadran tactile. Il est aussi possible de prendre des appels. Le tout se fait bien entendu depuis le smartphone, pas en autonomie totale.

Samsung Galaxy Gear

On ne peut connecter d'oreillette Bluetooth en "appairage parallèle", il faut donc parler à sa montre. Le haut-parleur crache suffisamment pour que l'on entende l'interlocuteur, mais impossible d'être discret, vous en ferez profiter tout votre entourage. Pour la parlotte, il faut veiller à s'éloigner de 20 bons centimètres de l'écran pour ne pas briser le tympan de l'interlocuteur. Le tout passe encore pour un appel ultra-rapide, mais une longue conversation martyrise le bras.

Une autonomie qui ne fait pas le tour du cadran

C'était déjà la grosse inquiétude face à ce produit lors de sa présentation et elle fait plus que se confirmer sur le terrain. Annoncée à 25 h (batterie de 315 mAh) après une charge complète, l'autonomie de la Galaxy Gear oscille entre une journée et moins d'une matinée en usage ultra-basique avec très peu de notifications ou d'usage annexe et moins de 10 h avec un usage, disons, normal.

Samsung Galaxy Gear

Une quarantaine de notifications Twitter et Facebook, quelques photos prises avec le capteur du bracelet, deux appels vocaux de moins de deux minutes chacun et voici la Galaxy Gear qui expire peu avant 20 h (mise en route à 10 h le matin même).

Samsung Galaxy Gear

POINTS FORTS

  • Bel écran.
  • Design plaisant.
  • Finitions remarquables.
  • Réactivité globale du produit.
  • Possibilité d'appeler.

POINTS FAIBLES

  • Autonomie désastreuse / Obligation de passer par un dock pour charger.
  • Impossible de changer le bracelet.
  • Capteur photo médiocre.
  • Intérêt du parc applicatif.
  • Appel en haut-parleur tout de même compliqué pour l'appelant comme pour l'interlocuteur.